« Un attentat évité dans une mairie Française ! | Page d'accueil | Débat présidentiel, on va en parler de la scolarité des enfants handicapés! »
22.03.2007
Gérard et les Zandicapés: : nouvelle méthode de gymnastique
Vendredi 16 mars l’Apajh (Association pour Adultes et Jeunes Handicapés), organisait sa grande soirée des Trophées du Handicap. En dehors des adhérents de l’association, de nombreuses personnalités du « monde du handicap » étaient présentes.
Le début de la cérémonie fut consacré à la remise du Trophée d’honneur. Ce dernier échu dans les mains d’une américaine, (perdu le nom et toujours pas sur le site de l’Apajh ?) qui nous gratifia d’un discours fort long, manquant de nous endormir un peu. Cela n’enlève rien à la qualité de son travail et à son formidable engagement pour l’autonomie des personnes handicapées.
Heureusement, le professeur Bernard Debré qui lui avait remis le prix, s’empara du micro pour parler des Zandicapés.
Mon voisin de gauche, Gérard, commença alors sa séance de gymnastique rythmique. Sa méthode est simple :
A chaque fois que le professeur disait dans une de ses phrases « les zandicapés » à la place de « personnes handicapées » ou « les personnes handicapés », l’ami Gérard faisait deux choses :
1 – il tapait rageusement de la main gauche ou droite sur l’accoudoir de son fauteuil.
2 – il prononçait en même temps « Ca me tue ! » avec un ton rageur (permet de travailler ses maxillaires).
Comme le professeur Debré, prochain candidat à la mairie de Paris et urologue réputé (il s’occupa entre autre du Président Mitterrand), n’arrêtait pas de parler des « Zandicapés ! » toute les deux phrases, ce fut une belle séance de gymnastique.
Faîte l’essai, trouver une personne qui dit sans arrêt les zandicapés à la place de « personnes handicapées », et utiliser la méthode de gymnastique de Gérard. C’est pas mal.
Quand même, depuis des années, au Canada, aux Etats-Unis, en Europe, en France et ailleurs, on insiste lorsque l’on parle de personne ayant un handicap de parler de personne handicapée plutôt que d’handicapé. Et oui, il s’agit d’une personne avant tout. C’est quand même fort de café de voir une personnalité comme Bernard Debré parler de la sorte encore aujourd’hui.
Du coup, mon Gérard en est encore tout énervé lorsque je lui rappelle cette histoire. Pour preuve, nous revenions de déjeuner tout à l’heure et je le vois encore me dire avec son accent du sud-ouest, ses épais sourcils froncés, l’œil noir et le ton de celui qui commande la charge : « à l’entrée de chaque salon, je vais mettre des grands panneaux pour expliquer qu’il faut parler de « personne handicapée » et pas « d’handicapé ». Non mais ça me tue cette histoire ! ».
Ne soyez pas étonné alors de voir sur Handica et les salons Autonomic de tels panneaux. Nous sommes bien d’accord sur ce sujet.
Au fait, pour ceux qui lisent mon blog, le portique va être démonté ! Comme quoi….
20:45 Publié dans Citoyenneté – Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note


Commentaires
Salut, je vois bien ton gégé être copieusement vénère , je suis complètement d'accord avec vous messieurs, nous ne sommes pas des adjectifs, je ne sais pas moi c'est comme si on parlait de "blonde" pour parler d'une jeune femme aux cheveux clairs bon d'accord c'est sur le ton de la rigolade (mais c'est dangereux quand même), nous les zandicapés on nous appelle comme ça dans la vrai vie, tous les jours, nous ne sommes rien d'autres et c'est quoi à votre avis être un nandicapé ? moi je me sens femme, mère, chef d'entreprise et entre autres adjectifs jolie, sympa, dynamique ...ok j'arrête ;-) je peux être qualifiée selon certains critères d'être handicapée, mais ce n'est qu'une infime partie de moi ! Stop au coupe-coupe réducteur des langues mal-pendues et à la bêtise crasse de ceux (aussi savants soient-ils par ailleurs) de ceux qui ignorent le mal qu'ils font avec leurs mots.
Ecrit par : justmarieD | 23.03.2007
votre ami gérard a bien raison, car bien évidemment une personne handicapée est avant tout "une personne" mais cela trop de personnes dites "normales" ou "valides" l'ignorent
Ecrit par : laurence | 23.03.2007
Les commentaires sont fermés.